1er extrait du Livre des Evidences: "L’ASSIETTE"

Vous voilà de retour chez vous, déballant vos achats devant votre petit monde ahuri. Et mon Yup, mon Coca, mes cookies, s’écrie votre petit monde affamé ?

Premier conseil, informez-vous bien, apprenez bien la leçon pour pouvoir convaincre votre entourage. Ne croyez pas que tout peut et va changer rapidement. Souvenez-vous des interrogations sur le tri sélectif des déchets… Il se met en place doucement. Le contrôle antipollution des moteurs, la réduction des gaz à effet de serre, tout arrive. Eh bien ! chez vous aussi.
Je ne suis ni cuisinier, ni diététicien ou nutritionniste. Le plus simple est de visiter les nombreux sites de cuisine sans lait ni gluten, ils fourmillent d’idées de recettes. Le seul problème, et vous le savez pertinemment, c’est VOUS !
J’ai échangé mon chocolat au lait du matin par du lait de châtaignes ou de noisettes agrémenté de crème de soja pour l’épaissir. Essayez, innovez, et regardez le sourire sans « schmourtz » (plaque dentaire) de vos enfants et réjouissez-vous, vous reprenez possession de votre corps.
Après le marché, la cuisine. Ce que l’on met dans l’assiette est préparé. Manger cru, même la viande, est la règle. Si les aliments sont cuits, c’est pour les stériliser ; si on y ajoute du piment, c’est pour ôter l’odeur de pourri. Plus maintenant, mais les habitudes se sont transmises de génération en génération et on ne sait plus pourquoi. Dire : « c’est meilleur » est subjectif. Pour nos cellules, cru est la règle ! Je vous rappelle que 3 ou 4 000 ans de cuisson n’effacent pas 200 millions d’années d’évolution de notre génome.
Manger cuit est cependant vraisemblablement intégré dans notre arsenal de gènes. Les incendies procuraient de la nourriture facilement abordable à nos ancêtres qui devaient les rechercher.
La première des cuissons est donc grillée. Cela va à l’encontre des préceptes des autorités de santé. Sans doute ne faut-il pas exagérer et rester logique, les incendies n’étant pas si fréquents que cela. Un peu de temps en temps et avec de bonnes graisses ou au grill.
Cuisson vapeur ou à l’eau : Elle nous permet d’ingérer des aliments que nous ne pourrions avaler autrement : blé (pâtes, semoule), riz, patates, marrons. Apparemment, cela ne rend pas les aliments nocifs, sauf en détruisant certain composants comme les vitamines. Ils en sortent par conséquent moins riches. Reste à savoir si ces aliments immangeables sans cuisson sont acceptés par le génome sans grincements. Prudence et circonspection. A limiter sans doute.
Parlons un peu maintenant de l’organisation des repas.
À qui sert cette organisation, si ce n’est à l’autre, que ce soit celui qui prépare les repas collectifs ou celui qui attend que vous ayez fini cette pause pour vous remettre au travail ? Cet autre qui organise si bien VOTRE vie. Il faut manger matin, midi et soir, avec une collation pour les plus jeunes à 10 et 17h ! Et ne pas grignoter… !
Regardez, en vacances, les horaires s’allongent, les menus se diversifient, le temps est élastique… L’expression « se ressourcer » est bien la bonne.

Quelle est donc l’évidence pour votre corps ?
– Il peut stocker, très légèrement,
– il peut attendre, beaucoup,
– il supporte mal la nutrition sociale où l’on mange parce qu’il y a à manger,
– il supporte mal les conventions,
– il supporte mal de ne pas être écouté.

En fait, notre « statut » d’origine est celui de chasseur-cueilleur. Au matin, notre estomac sait qu’il ne sait pas ce qui va arriver, et ce depuis des millions d’années.

Parlons alors du grignotage :
Il semble néfaste à la plupart des nutritionnistes ! Pourtant :
– Les carnassiers font un gros repas par jour ou tous les deux ou trois jours, quand la chasse a été fructueuse. Cela veut dire que les repas à heure fixe, la quantité mesurée, boire avant ou après ou en mangeant… tout de l’esbroufe !

Les herbivores broutent de façon régulière, à heures fixes, à conditions fixes, bref tout est réglé, mais nous sommes omnivores.
La conciliation entre ces constatations pourrait venir d’une approche plus qualitative, ou adaptative.
La question qui se pose maintenant est pourquoi avoir systématisé les repas. Comme dit plus haut, la réponse semble évidente, c’est un problème d’intendance puisque la nourriture est produite ou fabriquée par l’un, préparée par l’autre et mangée par un troisième. Il faut donc de l’organisation. On s’y plie… ou pas ! Le travail nécessite également des horaires définis.

L’ADN, lui, s’en moque complètement, il s’adapte ou du moins essaie de s’adapter. Avec plus ou moins de bonheur… plutôt moins que plus. Non parce-que je le sais mais parce que je le vois et le constate. Avoir faim semble le lot des carnassiers, manger autant qu’on le peut et aussi souvent qu’on le peut est la loi des herbivores. La faim pousse les carnassiers à chasser, ils perturbent alors le repas des herbivores. Les meilleurs chasseurs s’en sortent, chez leurs proies, les plus faibles tombent.

Nous sommes tantôt chasseurs, tantôt cueilleurs (mais pas herbivores).

Si l’on en croit les « évidences », il faudrait alors artificielle- ment se ménager des périodes de jeûne et de disette, sans trop d’action, puis des moments de bombance sportive avec un éclectisme nutritionnel vaste. C’est ainsi que nous sommes fabriqués, laissons ré-entrer en nous un peu de nature et de diversité !

BIEN MANGER…, puis JEÛNER…, puis GRIGNOTER !

Comme en vacances ! Chassez le naturel, il revient au galop. (Destouches 1680-1754))

EN PRATIQUE :
Je mange moins, c’est évident. Je ne me ressers pas, je réduis bien un des deux repas, le midi ou le soir, ne mange que si j’ai bien faim.
Je me sens mieux !

2nd extrait du Livre des Evidences "LES MOUCHOIRS"

C’est un drame !

Des bronchites au clapping des petits enfants, des rhumes à la grippe aviaire, nous éructons, toussons, dégorgeons, éternuons à qui mieux mieux… avec des questions : oui il y a des épidémies, mais tout le monde n’est pas atteint, oui nos enfants sont malades, mais pas toute la classe.

Alors, vaccinations, résistance, plus ou moins grande forme… Un peu de tout cela, mais le regard que nous portons sur la maladie est peut-être biaisé. Je m’explique. Comme vous le savez mainte- nant, tout est équilibre dans la nature et un verre est soit moitié vide, soit moitié plein, tout est «relatif ».

Eh bien, il en va de même pour la maladie, est-ce nous qui sommes faibles ou est-ce le microbe qui est fort ? Sans doute un peu des deux mais l’homme a ceci de particulier qu’il est souvent porté par le profit, même si cela n’est pas la motivation première des recherches.

De ce point de vue-là, il est plus « naturel » de s’attaquer à l’agresseur que de modifier l’agressé. Tous s’y retrouvent, la société qui fait du profit et l’individu qui n’a qu’à attendre les bienfaits du traitement sans se remettre lui-même en cause. Et tout le monde y trouve son compte !

D’après moi, nulle méchanceté au départ dans cette symbiose entre soignant et soigné, c’est parti comme ça depuis le XIX° siècle et ça dure.

Il faut donc tout changer :

– Payer les médecins pour leurs patients en bonne santé et non en fonction du nombre de «malades» comme on dit que cela est, en Chine.

– Payer des stages de préparation aux interventions chirurgicales et diminuer les convalescences.

– Faire payer le risque : cela est déjà plus ou moins mis en place en ce qui concerne tabac et alcool, une grande partie du prix étant constitué de taxes que les états utilisent comme bon leur semble mais qui versées à la santé, épongeraient pas mal des déficits des caisses d’assurance maladie.

Bref, il faut inverser le cours des choses pour revenir à la responsabilité de chacun.

J’imagine d’ici le tollé mondial !

Mais répondez à la question : préférez-vous être malade et soi- gné, ou en bonne santé ?

90% des personnes questionnées devraient être embarrassées car leur souhait est d’être en bonne santé, mais leurs actes sont en complète contradiction avec leur état d’esprit.

Évidemment, il y a les accidents, évidemment il y a la fatalité…

Quoique !

 

Cependant tout cela va changer. Tout cela doit changer. Tout cela ne peut que changer. Ce n’est qu’une question de temps.

Ce n’est pas un scoop, c’est une évidence.

À moins, comme au poker, de surenchérir et de repartir pour 50 ou 100 années de gabegie.

Mais revenons à nos mouchoirs !

Depuis 3000 ans, la médecine chinoise traite des effets des laitages sous le titre pathologie des glaires. Les glaires, c’est ce que nous crachons quand nous toussons. Disons que c’est le mucus en trop.

C’est une façon, avec la sueur et les urines, d’éliminer les acides de notre organisme.

L’acide est un outil, l’acide détruit, c’est son rôle dans la nature. Il vaudrait mieux dire « scinde », coupe les liaisons chimiques pour permettre la digestion des chaînes moléculaires, digestion à notre profit dans l’intestin, ou digestion de notre corps par la nature pour le recycler…

Être sain veut dire réagir vite et bien aux attaques macro ou microscopiques. Le moindre rhume qui dure veut dire que nous ne sommes pas sains.

Sentir un picotement du nez, éternuer une ou deux fois et avoir le plaisir de constater que nous ne tombons pas dans le piège de la maladie est une satisfaction. Le contraire entraine toute une kyrielle de conséquences toutes plus néfastes les unes que les autres.

 

3éme extrait du livre des Evidences "LE PECHE ORIGINEL"

Quelle action nous a évincés du soi-disant paradis terrestre ? Que s’est-il passé de si important pour que l’après ne soit jamais plus comme l’avant, et surtout, que cela soit considéré comme une faute ?Qu’est-ce qui nous a ainsi poussés, sans réelle volonté, à devenir autres ? Ce sont bien sûr les circonstances, les milliards d’interactions, le hasard, que sais-je ?
Qui a parlé de « péché originel » et quel a-t-il été ? Pourquoi l’homme est-il devenu mauvais… surpopulation, maladies virales, perturbation climatique ? Les hommes se sont mis à s’entretuer. Quel événement majeur de leur évolution a pu ainsi modifier leur comportement ?
Et si notre alimentation déréglait aussi l’esprit ? Comment expliquer sinon la stupidité des « dirigeants » souvent tous plus avides de pouvoir et cupides ?
Sans doute par leur « satiété ». J’ai bien dit : sans doute par leur SATIÉTÉ.
Si la sagesse semble venir de l’ascétisme, que dire des grassouillets qui nous dirigent, des replets.
Trop nourris, mal nourris, ils prennent peur et amassent sans partage. Ils se désolidarisent des autres qui pourtant leur fournissent tout ce qu’ils accaparent.
L’évidence est qu’un comportement troublant a été initié il y a 8 à 10 000 ans. L’homme a pratiqué l’élevage (comme les fourmis avec les pucerons) mais il a élevé des animaux très proches génétiquement et a consommé, adulte, la sécrétion des femelles pour leurs petits, le lait.
A cette époque, on peut penser que c’était occasionnel.
L’homme est malade significativement depuis au moins 5- 6 000 ans. Les momies égyptiennes présentent des caries et déjà des prothèses, les corps retrouvés à Pompéi présentaient des signes d’arthrose. Certaines mâchoires préhistoriques montrent des signes de déchaussement dentaire.
Cela est valable aussi pour les Pharaons et les rois, comme pour tous les autres. C’est notre alimentation trop déviante par rapport à notre génome, qui induit des comportements anormaux puis des maladies anormales.
Comment cela a-t-il pu se passer ?
Avec une palissade pour se protéger, les premières communautés humaines rassemblent l’essentiel de leur survie autour d’elles et, de nomades, deviennent sédentaires. C’était il y a 12 000 ans.
Ce sont nos pères !
Ils ont capturé puis élevé de petits mammifères pour la viande.
Les circonstances, disette ou pénurie, font que le lait de ces mammifères a été consommé. Ceci peut d’ailleurs expliquer la plus grande tolérance au lait de chèvre par rapport au lait de vache, l’auroch, présentant de plus grandes difficultés à la domestication, elle a du se faire beaucoup plus tard.
L’adaptation aux laitages n’a pas eu le temps de se mettre en place même en 12 000 ans. D’autant plus que les lois de la sélection naturelle ont été pour le moins modifiées par notre comportement grégaire. Protégés par leur communauté, ce ne sont plus les plus faibles qui disparaissent mais les plus audacieux, ceux qui partent à la chasse ou à la guerreIl y a 10 000 ans, notre corps et notre cerveau fonctionnaient encore bien, puis subitement tout s’est déréglé.
Et si notre alimentation perturbait aussi l’esprit ?
Il n’est que d’écouter la bêtise crasse des décisions des responsables de fonds d’investissements, obéissant à la pression des actionnaires que nous sommes tous (par l’intermédiaire de nos caisses de retraite ou nos banques), et qui se réjouissent de la découverte de nouveaux « eldorados » comme les gisements de pétrole de l’Arctique dont ils vont s’empresser d’organiser le pillage, entraînant guerres, famines et corruption pour les populations de ces pays.
Ouf, nos climatisations vont encore pouvoir tourner ! Et notre « civilisation » sombrer un peu plus !
J’ai donc évoqué le lait et ses dérivés, nous sommes dans le chapitre du péché originel du « Livre des Évidences ».
Tollé général assuré ! Et pourtant…
Qu’est-ce qu’un mammifère ?
Peu après les dinosaures, la vie a « inventé » les mammifères il y a 200 000 000 d’années. Tous ces zéros veulent dire 200 millions d’années, soit 2 millions de siècles. La Chrétienté a 20 siècles !
Je parle ici de choses ancrées, de choses essentielles, la nais- sance d’une espèce adaptée à son milieu. La caractéristique de cette espèce, c’est justement de nourrir ses petits en les allaitant. C’est du moins la caractéristique commune que nous mettons en avant pour essayer de classifier pour mieux comprendre. Des petits qui, peu nombreux, ont droit à toutes les attentions de leurs parents.
Cette espèce a conquis la planète et c’est parmi elle que l’on rencontre les animaux les plus complexes.
Cette espèce a des lois !
Pour Linné et ses successeurs naturalistes du XVIIIe siècle, les fondements de notre nature c’est l’état de mammifère. Il a semblé être le plus représentatif, au point d’en déterminer notre classe, et depuis, rien ou pratiquement rien, ne s’est modifié dans notre gé- nome concernant justement ce trait particulier et fondamental.
D’après la théorie de l’évolution, les mammifères sont issus de reptiles mammaliens selon un processus graduel qui a pris approximativement 70 millions d’années, et qui a débuté il y a plus de 200 millions d’années.
Les mammifères sont une classe dans laquelle, hormis quelques exceptions, tous les représentants :
– sont vertébrés
– sont vivipares
– allaitent les jeunes
– ont un cœur à quatre cavités
– ont un système nerveux développé
– ont une température corporelle stable hormis les « hivernants » et les marsupiaux,
– ont des caractéristiques squelettiques communes.
Les petits des mammifères naissent à des époques de l’année régulières pour que la mère, le clan, la meute ou le troupeau, puissent effectuer le transfert de leurs gènes, assurer leur reproduction de façon optimale. Les petits des mammifères sont donc nourris au lait maternel pendant un temps qui varie suivant les espèces et qui est générale- ment en rapport avec l’environnement social et physique des populations concernées.
Les saisons sont prépondérantes pour les espèces « sans abris », une certaine périodicité indépendante des conditions extérieures est indispensable pour les espèces souterraines, certains cycles pluriannuels rythment la fécondation pour les grands mammifères.
La fin de l’allaitement correspond à une période appelée « sevrage ».
Pour tous les animaux dont le nouveau-né est dépendant de ses parents dès sa naissance, et principalement de sa mère qui le nourrit de son lait chez les mammifères, le sevrage est l’arrêt de l’alimentation par ses parents, et en particulier la cessation de la nourriture lactée naturelle ou artificielle chez l’humain.
Personnellement j’associe sevrage du lait maternel et arrêt de la consommation de substituts à ce lait. (Le lait de vache en particulier).
Jusqu’à preuve du contraire, c’est un événement irréversible, indépendant de la volonté maternelle ou du nourrisson.
En fait, c’est la conjonction de divers phénomènes.
De toute évidence, la volonté n’intervient pas ou ne doit pas intervenir. Pour l’homme, l’âge de 3 ans est un maximum. De fait, le sevrage correspond comme par hasard, à la fin de la période d’éruption des dents de lait. Pourquoi la nature aurait-elle fini une œuvre d’un côté, la denture, pour laisser une consommation liquide de l’autre ? Il ne faut pas oublier que la survie des espèces repose sur une certaine proportion de naissances, fonction principalement des capacités du milieu à nourrir les individus, et aussi du taux de mortalité avant que les capacités de reproduction soient atteintes.
Le sevrage, si l’on se fie aux « aptitudes » du nourrisson, ne peut intervenir qu’à partir du moment où il est capable de mâcher et de marcher. Dans l’espèce humaine, de même que chez les primates, nulle évocation d’une quelconque régurgitation d’aliments pré-mâchés et digérés n’est invoquée comme moyen de nourrissage du nouveau-né. Cela n’est pas le cas des canidés comme le loup par exemple.
Le sevrage est donc une adaptation lente dans le temps, permet- tant une période de transition d’une nourriture lactée essentiellement maternelle, à une alimentation autonome diversifiée et adaptée.
Cette évolution s’accompagne d’une modification des capacités digestives qui est la disparition des lactases, ces enzymes nécessaires à la digestion du lait. Pourquoi ne sont-elles pas conservées ?
Ici intervient la notion d’environnement et du nombre d’enfants de chaque mère.
Dans nos sociétés humaines où la survie est pratiquement assurée à 100 %, c’est-à-dire que tous les enfants arrivent à l’âge de la procréation et où les parents peuvent subvenir à l’éducation de leur progéniture, le nombre d’enfants par couple avoisine le simple renouvellement de l’espèce et la notion de nécessité du sevrage disparait. La « notion », pas le sevrage !
Dans les pays à forte mortalité infantile, les mères peuvent avoir un enfant tous les ans. C’était le cas avant la « civilisation ».
La nature ne peut alors pas assurer une fourniture en lait suffisante et la perte du pouvoir de digestion du lait devient le seul moyen de provoquer la séparation de l’enfant du sein de sa mère qui réserve alors ses capacités d’allaitement au dernier-né.
C’est par conséquent une modification comportementale d’origine génétique qui règle la consommation du lait chez tous les mammifères et l’interdit structurellement aux adultes.
Le péché originel est, pour moi, l’effraction faite au protocole de la vie des mammifères en passant outre le sevrage.
Que se passerait-il si les chiens tétaient les chiennes et les taureaux les vaches !
À intervalles réguliers, un nourrisson auquel sa mère accorde toute son attention prend la place de l’ainé qui doit alors pouvoir s’alimenter différemment. Il a ses propres dents « de lait », apparues progressivement, de façon concomitante avec le sevrage et peut diversifier sa nourriture et partir avec son père découvrir le vaste monde. (Les premières dents sont dites « de lait » par référence à leur teinte beaucoup plus claire que celle des dents définitives. Cela n’a rien à voir avec le lait lui-même.)
Mais ça ne se fait pas de gaieté de cœur, ni pour la mère qui doit se séparer de cette part d’elle-même, ni pour le petit qui doit quitter le giron maternel.
C’est valable pour tous les mammifères, donc pour nous les hommes.
Le sevrage, inscrit dans la « déclaration des droits et devoirs intangibles des mammifères », est donc une nécessité.
Cela se passe au niveau affectif et biologique. Repoussé progressivement par la mère au profit du nourrisson, le petit perd la capacité de digérer le lait qu’il a tendance à délaisser progressivement. Pour cela, le lait devient indigeste, c’est une obligation ! Et tout va bien, l’espèce n’est pas en danger.
Imaginons seulement un troupeau de chevaux, de bouquetins ou une population de marmottes dans lesquels un élément, jeune ou adulte, se met en tête de téter les femelles du groupe. Combien de temps faudrait-il pour que les prédateurs s’emparent des nouveau-nés affaiblis et délaissés ne serait-ce que quelques instants par les mères pour se débarrasser de l’importun « téteur » ? En deux à cinq générations, le troupeau aura disparu. Est-ce ainsi que la nature a vu les choses ?
Après le sevrage, la molécule de lait est alors comme une bille de flipper dans notre corps, elle rebondit partout, car aucun organe n’en veut. Trop grosse pour être filtrée par les reins ou pour retourner dans l’intestin, le seul système d’évacuation de notre corps pour elle, est constitué par les glandes sécrétoires des muqueuses et de la peau, les « frontières » du corps. Le calcium qu’elle contient se fixe au passage sur tout ce qu’il trouve, dents bien sûr, mais aussi cœur, vaisseaux et ligaments… En continuant à consommer des laitages après le sevrage, l’homme s’est exclu de la vie… paradisiaque. (Il nous faut cependant admettre que c’est pour le plus grand bien du savoir à côté duquel nous serions peut être passés sans cette transgression, et que nous allons maintenant utiliser pour reconquérir ce paradis perdu.)
Le but est simplement que notre espèce retrouve le chemin du sourire et du bonheur.
Faut-il revenir en arrière ou laisser faire ? Ni l’un ni l’autre, je pense sincèrement que la voie est tracée : l’évolution de l’esprit s’est faite au détriment du corps. De même que l’écologie nous lance à la reconquête de la planète, nous devons nous réapproprier nos corps et seul l’esprit nous le permettra.
Esprit sain dans un corps sain. Comment faire ?
Les vaches boivent de l’eau et n’ont pas de caries !
Ce dont on est sûr, c’est que le fait de s’en nourrir industriellement ne remonte qu’aux années 1960.
J’ai ainsi vu apparaître, alors que j’avais 6-7 ans, une bouteille de lait nature, tous les matins à 10 heures sur le bureau de ma salle de classe. Et tout comme mes petits camarades, je faisais aussi la grimace pour l’avaler tel quel, non sucré. C’était à vomir !
C’était aussi l’époque où, à la cantine de l’école, nous avions une orange comme cadeau pour Noël !
Allez ! Suivez-moi. L’écologie n’est pas extérieure à nous- mêmes, elle nous entoure mais nous pénètre aussi. Pourquoi habiter une terre magnifique si nous sommes habités par des miasmes ?
En bon « chrétien » je porte sur les fonts baptismaux l’écologie interne ou endoécologie : INECOL
J’émets l’hypothèse que la consommation de laitages à l’état adulte provoque des modifications du comportement et des altérations de l’état de santé et que cela constitue bien l’origine de notre différenciation par rapport aux animaux, qui, eux, restent soumis aux lois de la nature.
Nous sommes alors sortis du paradis terrestre !

PARTAGE

Extraits du Livre des Evidences